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Quand les ténèbres rejoignent la lumière

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MessageSujet: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Dim 4 Mar - 14:55

Combien de temps cela faisait-il ? Depuis combien de temps n’avais-je pas consulté mes notes. Je ne savais pas. J’étais assis dans la vieille abbaye des Bones, une migraine martelait mon crâne. Ce « cirque » comme il l’appelait n’était pas en effet très reposant. Le bruit était sans cesse présent que cela soit par l’abbaye elle-même ou au contraire par les habitants de celle-ci. J’avais du mal à rester concentrée. Aussi, je pris mes affaires et partis vers une contrée plus calme et sereine à l’opposé de la folie ambiante qui régnait chez les Bones Collector. Mes pas me guidèrent vers la contrée lointaine de Foreslate. Je n’y avais jamais mis les pieds puisqu’il y avait très peu de villes et qu’un marchand ambulant n’y aurait eu très peu d’affaires à faire.

Je fus très vite surpris par la nature qui y était omniprésente, l’impact de l’homme ne se voyait pas. Les gens vivaient en symbiose avec la nature. C’était quelque chose que je ne connaissais pas. Leur vie simple me toucha profondément. Une forte émotion s’emparait de moi. Je continuai ma route jusqu’à la capitale, Greenwood. Je me trouvai sur le pont et la grandeur de l’arbre me fit comprendre que je n’étais rien. Cette pureté laissa un fort impact. Très profond, beaucoup plus que ce que je ne croyais. Je sentis une larme couler sur ma joue. Je compris ma condition, j’errai dans les ténèbres pour une cause qui me semblait juste. Les ténèbres étaient mon arme, ma sentence et mon assaillant. Cette pureté si « lumineuse » ne pouvait que m’éblouir et serait à jamais hors d’atteinte pour un habitant des ténèbres pour moi. Et en effet, aller dans les ténèbres n’est qu’un aller-simple. Je vivrai à jamais dans les ténèbres mais je ne serais contre elle cela je le savais.

Je rentrai alors dans la capitale de cette jungle. Mon émerveillement était loin d’être fini. Je trouvai alors un parc. Encore groggy par ce que je venais de voir, je trouvai un banc regardant la nature. Le temps n’était plus quantifié. Je restai assis, les émotions venaient les unes après les autres. Je les écoutai comme je ne l’avais jamais fait. Cela devait être l’une des premières fois que je le faisais. Aussi je ne sus dire ces émotions que pourtant je manipulai depuis longtemps m’envahissait. Ces émotions me rappelèrent mon premier amour.
Je me souvenais d’une journée notamment. Le soleil se levait. Nous étions assis sur le haut d’une colline. Je devais avoir 16 ans. Je voyais ces cheveux blonds soulevait par une légère brise ni trop chaude ni trop fraîche tout simplement parfaite. Je mis ma main sur la sienne. Je lus beaucoup de chose dans ses yeux ce jour-là mais je garderai ceci pour moi. Ce sentiment que je ressentais devait être le bien-être qui allié à l’amour possède un encore plus grand pouvoir apaisant sur l’esprit. Je compris alors assis sur mon banc ce qui se passait. Je m’apaisais. Je devenais plus serein. Etais-je en train de perdre la tête moi aussi ? Je ne savais pas. La migraine qui restait en tâche de fond s’était totalement tue. Une luciole passa alors devant mes yeux. Sa lumière diaphane me fit approcher ma main. Elle se posa sur mon doigt. Elle dût y rester cinq minutes, je ne sais pas vraiment. Elle repartit et je fermai les yeux. Je me sentais totalement ressourcé et calme. Je m’endormis peut-être mais je sais ce qui me retira de ma torpeur.

Un gamin qui vendait des journaux criait pour subvenir à ses besoins. La une, des enlèvements qui venait de se produire. J’ouvris alors brutalement les yeux. Je lui pris son journal en le payant avec un petit supplément. Je lus alors le journal. Ce n’étaient pas uniquement des enfants, la moitié d’un village qui disparaît sans laisser de traces. Il y eu alors un tilt dans ma tête. Je pris alors toutes mes affaires et me précipitai vers une auberge. Je prenais une table en terrase et mis tous mes papiers sur la table. Je relisais d’abord mes notes. Sur toutes les informations que je possédai, la plus importante était que très peu de gens avait vent de ce qu’il se passait. Je sortis alors les coupures de journaux que j’avais récupérés depuis longtemps. Je n’avais jamais fait attention au début mais tous parlaient à un moment ou un autre d’enlèvement. Je pris alors un marqueur rouge et entourait tous les lieux où s’étaient déroulés des enlèvements.

Je pris aussi une carte. Et je fis alors un cercle sur toutes les zones de ces événements. Je compris alors ce qu’il se passait. Un trajet était déterminé. Ils ne repassaient jamais par le même endroit et ne prenait jamais le même type de personne. C’était des pros c’était évident. Je venais de prendre un grand pas en avant quand tous mes papiers s’envolèrent brusquement dans un coup de vent !
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Le bouclier
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MessageSujet: Re: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Dim 4 Mar - 18:53

Malgré la moitié d'année qui venait de s'écouler, je ne me lassais pas de ce lieu. En effet, les six derniers mois, de part mon intégration des Crescent Wolf, m'avaient amené à traverser fréquemment les rue de Greenwood, que ce soit pour aller et venir des missions, ou encore entre ces dernières. Le calme qui régnait en ces lieux était un baume sur la douleur omni-présente que représentait l'absence de ma soeur, apaisant cette immense sentiment d'échec et de solitude. Il est étrange de percevoir à quel point un silence douloureux et macabre peut se transformer en un ressourçant silence de paix, au contact d'un silence extérieur analogue.
Et c'est pour profiter de ces vertus de la nature, ainsi que pour veiller à leur pérénnité, que je déambulais dans les rues de la cité que protégeait ma guilde. Le plus souvent sans accrochage, ces rondes permettaient toutefois de prouver à la population que nous étions là pour eux, créant ainsi de fort lien. Dès lors, nous savions que nous pourrions compter sur ces derniers.

J'étais la personne désignée pour effectuer la patrouille aujourd'hui, aussi quittais-je nos locaux, laissant la tour d'albâtre derrière moi. A mes pieds s'étalaient la ville verte, à travers laquelle l'activité humaine fourmillait en parfaite symbiose avec son environnement. Je laissais mes pas me mener, n'ayant pas de parcours définis par avance. Je saluais les gens que je croisais d'un signe de tête, généralement accompagné d'un petit sourire. Étant en cet la vitrine de la guilde, je ne pouvais me permettre de renvoyer une image négative, même s'il me fallait pour cela forcer quelques sourires. Et puis, ma mère m'avait si souvent dit qu'elle le trouvait beau... Cette pensée étira de nouvelle fois mes lèvres et dérida mon visage, sans avoir cette fois-ci besoin de m'y forcer. Je fermais les yeux, tachant de goûter paisiblement à la douceur des souvenirs d'un amour maternel inconditionnel. Je convins au passage qu'il serait temps de rendre une petite visite à mes parents prochainement, car cela faisait quelques années que je ne les avais pas revu.
Cependant que j'avais les yeux clos, je me dirigeai à travers la foule grâce à mes oreilles, frôlant certaines personnes, évitant de justesse quelques autres. Me fiant à la rumeur de la masse, les bruits de pas, le bruissement des vêtements, mais pas seulement : les allées et venues des multitudes de parfums, le déplacement d'air provoqué par le mouvement des corps.

Passé une zone de forte affluence, facilement reconnaissable par les cris des vendeurs la caractérisant comme la place du marché, je parvins à un redoux sonore. La foule ne couvrant plus de la multiplicité de ses voix les sons naturels, le bruissement du vent à travers les feuillage, les pépiements des oiseaux et toutes sortes d'appels naturels à la légèreté et l'insouciance. Je ne pouvais m'autoriser un tel relâchement, mais je m'immobilisais malgré en ce passage. J'écartais légèrement les bras, inspirant profondément et expirant calmement, tandis que mes sens s'évadait, s'ouvrant plus encore à mon environnement. Je levais la tête, profitant de la douce brise. En cet instant, mon esprit était vide, absorbant absolument tout ce que percevait mes sens. Je n'avais aucune conscience du regard que les gens pourraient me porter, aussi droit et désintéressé qu'un arbre ne le serait.

Soudainement, une bourrasque s'éleva inopinément, aussitôt suivie par un chuintement de feuille. Mes yeux s'ouvrirent instantanément tandis que ma tête pivotait en direction du bruit. J'aperçu alors un paquet de feuille compact s'envolant de la table d'une auberge, toute proche de moi. Laissant mes réflexes agir, je fis un rapide pas de côté et attrapait au vol le paquet, ainsi que la petite dissidente qui tentait vilement de s'enfuir. Tenant le gros du volume dans la main gauche et la petite solitaire dans la main droite, je portais un regard curieux sur cette dernière.

Il s'agissait d'un article de journal assez ancien, dont certains mots étaient entourés au marqueur rouge. Mes yeux s'écarquillèrent, puis parcoururent la feuille en diagonale, analysant chaque mot entourés : Enlèvement, Disparition, noms de ville... Tout en me dirigeant vers la table d'où provenaient les feuilles, je feuilletais les diverses pages, contenant toutes les mêmes types de mots soulignés. Il y avait également une carte traçant une sorte d'itinéraire. Je relevais la tête tandis que j'arrivais à proximité de la table. Malgré l'impassibilité désormais naturelle de mes traits, la surprise et l'étonnement devaient être légèrement perceptible sur mes traits. D'un air absent, je rassemblais les papiers en une pile à peu près correcte avant de les lui tendre en le détaillant au passage.
De taille moyenne, il était habillé proprement, sans pour autant respirer la fortune. Si sa veste, rapiécée, révélait qu'il avait voyagé, ses vêtements empêchaient tout simplement de le prendre pour un combattant. Mais dans ses yeux violets brillaient une lueur d'intelligence et de vivacité interdisant purement et simplement de le considérer comme quantité négligeable. A fortiori pour moi, au vu des sujets que semblaient traiter ses articles. S'il avait récupéré tous ces papiers, peut-être possédait-il des informations sur les ravisseurs de ma soeur. Auquel cas je ne pourrais me résoudre à le laisser partir sans l'interroger.
Je réfléchis longuement à la façon dont je pourrais tourner la question, ne sachant pas véritablement comment l'exprimer sans paraître impoli. Ne sachant comment m'y prendre, je me contentai pour le moment de lui adresser un hochement de tête :

"Je crois que ceci vous appartiens..."
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MessageSujet: Re: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Dim 4 Mar - 20:40

Je ne réussis malheureusement à arrêter seulement quelques feuilles. La bourrasque fît s’envoler les feuilles et je crû que je ne retrouverai jamais mes notes. Seulement, il se trouva que j’eu de la chance. Une très bonne âme dotée bien évidemment d’un corps très bien entraînée au vue des réflexes qu’il possédait. Puisqu’en effet, il récupéra mes feuilles. Je lâchai un soupir de soulagement. Mes notes étaient sauvées. Je profitai alors d’examiner mon sauveur. C’est homme était visiblement un combattant. Son visage respirait l’impassibilité. Je fus immédiatement intrigué par ces yeux qui eux-mêmes présentait cette absence de tout sentiment. J’avais compris que généralement l’absence d’une chose est significative de la présence d’une autre. Ce jeune homme devait souffrir beaucoup plus que n’importe qui et son impassibilité était certainement un bouclier, un bouclier contre l’humanité, un bouclier contre les autres.

Je le regardai alors. Comme ses réflexes me l’avait déjà laissé imaginer, je vu que son corps était très musclé mais que cela n’était pas apparent et qu’il ne cherchait pas non plus à le montrer. Ses bras dénudés me montrèrent alors son tatouage. Je ne réussis pas à laisser passer un frisson. Un membre de la guilde Crescent Wolf, une guilde blanche. Je ne savais pas trop quoi faire, s’il voyait mon tatouage… Je massai alors sans m’en rendre compte mon avant-bras droit, qui cachait mon tatouage à moi. Quand je fusse conscient de ce que je faisais j’arrêtais tout de suite et me remarquai que l’homme lisait mes feuilles. J’étais d’abord soulagé mais ensuite une légère colère s’empara de moi. J’étais certes reconnaissant qu’il m’ait pris mes feuilles, mais je ne lui permettais pas pour autant.

A mon grand étonnement, son visage changea brusquement. Il parût étonné, je dirai même surpris. Ma colère mourra alors dans l’œuf pour laisser place à l’intrigue la plus totale. En quoi mes notes lui faisaient perdre ses moyens à ce point-là ? Comment ces papiers qui ne devaient pas dire grand-chose pour la plupart des gens lui mettaient autant la puce à l’oreille. Il mit mes feuilles bien carré et parût hésiter à se déplacer vers moi. Il plongea alors son regard dans le mien. Cette expérience nous permis vraiment de nous jauger l’un l’autre. Je ne savais pas vraiment ce qu’il pensait de moi mais je compris qu’il n’essayait pas de jauger le livre à sa couverture. J’essayai alors de poursuivre mon analyse de lui en restant à travers la fenêtre de son âme.

Je sentis en lui à la fois une impatience et une forte envie. Il voulait quelque chose à ce moment-là, ça j’en étais certain. Mais quoi ? Comprenait-il vraiment ce que je faisais et voulait-il m’aider ? Avait-il au contraire l’intention de m’arrêter. Je mis cependant très vite cette hypothèse bien que ma prudence qui avait tendance à muter en paranoïa à force de rester avec les Bones me dictait que c’était la bonne. Après une légère lutte intérieure je cherchai toujours à réfléchir. Je ne réussis qu’à faire le lien entre cette impatience et cette douleur. Ce jeune homme avait piqué ma curiosité ça je ne pouvais le nier. Il me tira de ma réflexion par sa voix, voix que je ne m’attendais pas du tout. C’était une voix douce et suave totalement à l’opposé de ce que je m’imaginais :

« Je crois que ceci vous appartiens... »


Je pris les feuilles, dans mes mains et lui lançai un regard malicieux :

« Oui, je vous remercie grandement ces notes sont très importantes pour moi, mais elles ont aussi attiré votre attention à ce que je vois ! La curiosité est un vilain défaut mon ami, il faut y faire attention elle pourrait vous nuire un de ces jours prochains. Enfin bref, asseyez-vous je crois que vous avez quelque chose à me demander je me trompe ? Je ne suis qu’un humble marchand mais si je peux vous aider cela sera avec plaisir ! Deux cafés garçons s’il vous plaît, je présume que vous aimez cela bien sûr. »

Je ne savais pas si mon jugement était juste mais je préférais étouffer tout soupçon dans l’œuf. Il valait mieux laissait dans son esprit une bonne image de moi pour qu’il ne puisse faire le lien avec ma guilde et croire alors certaines choses. Je passai de nouveau un rapide coup d’œil sur mes notes et sur la carte. J’espérai également secrètement qu’il avait vu quelque chose de son côté peut-être qu’aujourd’hui serait un jour de chance. Je ne le savais point et seul l’avenir pourrait nous le dire, mais je voulais compter sur ma bonne étoile pour une fois, on ne sait jamais. Bien sûr pour cela, il fallait que le jeune homme accepte. Je me grattai les cheveux en attendant sa réponse…
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MessageSujet: Re: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Lun 5 Mar - 9:30

« Oui, je vous remercie grandement ces notes sont très importantes pour moi, mais elles ont aussi attiré votre attention à ce que je vois ! La curiosité est un vilain défaut mon ami, il faut y faire attention elle pourrait vous nuire un de ces jours prochains. Enfin bref, asseyez-vous je crois que vous avez quelque chose à me demander je me trompe ? Je ne suis qu’un humble marchand mais si je peux vous aider cela sera avec plaisir ! Deux cafés garçons s’il vous plaît, je présume que vous aimez cela bien sûr. »

Son sourire malicieux et sa remarque eurent pour effet de me ramener à la réalité. Je secouai la tête et recomposai mon masque, me réfugiant de nouveau derrière cette coque protectrice. Malgré son amabilité, ce jeune homme, quoiqu'un peu plus vieux que moi, semblait légèrement mal à l'aise. J'étais toutefois dans l'incapacité la plus totale à déterminer ce qui provoquait cette gêne, et classifiait cela comme secondaire au vu les informations qu'il était capable de m'apporter. Je le mis donc de côté, songeant que j'y reviendrais si cela devenait important.

Ses yeux violacés luisaient, ce qui, couplé à son invitation, me poussait à penser qu'un intérêt semblable au mien l'habitait, ce qui éveilla une nouvelle fois ma curiosité. Malgré toutes les informations qu'il avait ammassé, il semblait en avoir besoin d'autres... L'idée de retrouver ma soeur grâce à ce personnage s'éloignait légèrement, mais je refusais de me laisser abattre avant d'avoir essayer.

J'interpelais le serveur :

"Je me contenterais d'un verre d'eau, merci bien."

Il me retourna un hochement de tête me montrant qu'il avait compris, puis s'attela à son métier. Pour ma part, je reportais mon attention sur l'enquêteur. Je restais un instant immobile, le dévisageant entièrement. Un simple marchand enquêtant sur des meurtres... Ma foi, pourquoi pas. Après une courte pause, je tirais donc une chaise et m'assis face à lui, les avant-bras reposant contre la table :

"Sachez que j'apprécie toutefois la proposition d'un café, il se trouve simplement que je n'en bois pas."

Je fis uns nouvelle pause, m'interrogeant toujours sur la façon dont je pourrais tourner la suite, puis songeait qu'au vu de son invitation franche et directe, je pouvais me permettre de parler sans ambages :

"Sans curiosité, une enquête ne peut avancer. Je doute que vous soyez étranger à la torture que représente un manque d'information, même si je ne connais pas le but de vos recherches. J'aimerais d'ailleurs savoir quel est-il, si vous y consentez. Pourquoi avez-vous tant de journaux parlant d'enlèvement, et jusqu'à quand remontent vos notes ? Je pense que nous pourrions parvenir à une fructifiante collaboration dans nos recherches..."

Recevoir le plus en concédant le moins possible. Il s'agissait d'une technique de marchandage que j'avais toujours pratiqué inconsciemment, n'étant pas naturellement bavard et prédisposé à parler de moi. Cependant, puisqu'il est impossible d'obtenir quelque chose à partir de rien, il fallait bien commencer quelque part. Et le sujet n'était pas ouvert à la moindre possibilité d'échec. Je ferais le nécessaire pour retrouver ma soeur, quoiqu'il en coûte. Tant qu'il ne s'agissait de vies innocentes... Et puis, quelles chances avais-je contre un marchand de métier ? J'offris donc un gage de bonne foi. Tendant la main, je me présentai :

"Je m'appelle Sheiko Oyara, membre des Crescent Wolf."

Ainsi l'amorce fut-elle lancée. Il lui appartenait, dès lors, de la relever ou de l'ignorer. Je préférais toutefois qu'il la relève, car je craignais la réaction que j'aurais si cette mine d'information s'en retournait sans en avoir communiquer une seule. Un tel acte vaudrait-il une exclusion des Crescent Wolf ? S'ils savaient tous que je recherchais ma soeur, aucun n'en savait plus, et je ne savais pas s'ils se montreraient apte à comprendre une action de ce genre... Quoiqu'il en soit, en arriver à cette extrémité serait dommageable pour tout le monde, et si je pouvais l'éviter, je ne m'en porterais que mieux.
Et s'il avait la bonté d'autoriser un quelconque lien, il fallait que je sois prêt à le nourrir d'informations utiles. Je rassemblais donc celles que je possédais, et ju fus attristé devant le peu que j'avais. Ma principale information était bien évidemment le nom de Valgor Slate, autrefois noeud d'une multitude de commerces illicites orchestrés par une congrégation de l'ombre, dont personne ne connaissait exactement les desseins et l'identité. Certains penchaient pour une sous-cellule de la triade, d'autres pour une branche de l'Échiquier, d'autres encore pour une source encore externe à ces deux-là. Et les théories s'accumulaient par dizaines, s'entremêlant et s'excluant, rendant pratiquement impossible la tâche que représentait la séparation du vrai et du faux.
Mais si cela pouvait l'intéresser, cela ne m'aidait guère pour retrouver ma soeur... En effet, ce monstre de Slate m'avait avoué l'avoir perdu, mais il ne m'avait rien raconté de plus. Il avait donc clos une piste sans en ouvrir d'autre. Que s'était-il donc passé ? un incendie, une attaque de la concurrence ? Qu'était-il advenu des captifs ? étaient-ils tous morts, ou certains étaient-ils parvenus à s'échapper ?
Ma petite soeur avait-elle survécue..?


(HRP : désolé pour la taille, je suis sûr un PC en carton à la fac, j'ai même pas mon nombre de mots. Je rajouterais les couleurs ce soir.)
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MessageSujet: Re: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Mar 6 Mar - 20:29

Le jeune homme remodela son visage, plus aucune expression ne se lisait sur lui. Ce changement si soudain dénoté que ma remarque l’avait quelque peu touché. Je ne savais pas s’il avait remarqué que passer d’un visage expressif à un visage au contraire totalement inexpressif montrait soit un malaise soit une attitude défensive. Je ne savais pas ce qu’il pensait de moi. Je n’arrivais pas à me dire s’il avait un quelconque à priori envers moi ou s’il utilisait ce masque pour tout le monde. Je me rendis compte alors de la signification de mon précédent geste. J’étais mal à l’aise, mais pas par son appartenance dans une autre guilde ; c’était lui, l’homme en face de moi qui me rendait mal à l’aise. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Peut-être me rappelait-il moi-même qui me cachais derrière un masque que j’adaptais à mon interlocuteur. Il n’y avait eu en effet que trois ou quatre personne qui me connaissait vraiment : ce quincailler, ma mère qui était morte et mon première amour devenu un rival dans les affaires. Bref, je vivais seul et je le resterai enfin du moins c’est ce que je pensai à ce moment-là…

J’étais tellement absorbé par mes réflexions que je n’avais pas remarqué que cet homme me dévisageait. Je crû alors comprendre que notre intérêt nous rejoignais, nous étions un mystère pour l’un et pour l’autre. Il rompit le silence en demandant un verre d’eau à la place de son café. Il s’assit en face de moi. Je mis mes coudes sur la table et posait mon menton sur mes poings refermait. Il ne dit rien d’abord, il devait chercher ses mot, ou sa question. Je ne cherchai pas à le presser, une règle en marchandage, on laisse toujours à l’autre la possibilité de changer ses choix. Il me fit alors part de sa réflexion :

« Sans curiosité, une enquête ne peut avancer. Je doute que vous soyez étranger à la torture que représente un manque d'information, même si je ne connais pas le but de vos recherches. J'aimerais d'ailleurs savoir quel est-il, si vous y consentez. Pourquoi avez-vous tant de journaux parlant d'enlèvement, et jusqu'à quand remontent vos notes ? Je pense que nous pourrions parvenir à une fructifiante collaboration dans nos recherches... »

Je réfléchis très vite à ce qu’il venait de dire. Il ne m’avait absolument rien donné sauf une chose. Une seul chose, quelque chose de très important. Sans le savoir, il m’avait donné une information capitale, pas sur ce que je cherchais mais sur lui-même. Il avait besoin de moi certainement autant que moi, j’avais besoin de lui. Mais d’une façon différente de moi, j’avais un but personnel, j’y étais investi certes mais peu sentimentalement. Je n’étais pressé que pour éviter à d’autres personnes de souffrir. Enfin c’était surtout un prétexte puisqu’en effet, je faisais ça pour moi pour me donner un but dans la vie et pour pouvoir avancer. Finalement personne n’en profiterai puisque personne ne savait ce qu’il se passait. Ma cause était certes nobles mais totalement désespéré et sans motivation véritable. Aussi, je compris que lui avait une implication sentimentale. Utiliserai-je cette information ? Peut-être mais pas contre lui. Mon analyse fut perturbée par la main qu’il me tendait, il se présenta. Sheiko Oyara, je ne le connaissais pas mais ce nom sonnait bizarrement en moi, comme s’il me disait quelque chose, qu’il m’était lié. Je pris sa main et lui serra en disant :

« Waffle Sayaky, je suis comme vous le savez déjà un marchand mais les arts magiques ne me sont pas totalement étranger. Dois-je également comprendre que vous n’êtes pas mage ? Bien sûr vous n’êtes pas du tout obligé de répondre à cette question, c’est vraiment très indiscret de ma part veuillez m’excuser… »

Après lui avoir serré la main je vis que ma manche ne cachait pas totalement mon tatouage. Il me fallut une concentration très grande pour pouvoir rester le plus calme possible et faire comme si rien ne s’était passé. Je savais qu’il ne lui faudrait pas longtemps pour faire le lien entre ma parole et la sienne. Aussi, je décidai de réfléchir le plus vite possible pour savoir quoi dire pour enchaîner et éviter que le lien ne se fasse trop vite. J’étais un peu désorienté, je fus tenté alors de tout lui dire. Je ravalai mon envie et lui dit :

« Ecoutez, vous voulez des informations, moi aussi. Vous voulez savoir ce que je recherche ? Au vue de ce que vous m’avez dit, c'est-à-dire pas grand-chose, vous ne m’avez rien dit en effet. Et je devrais vous dire quoi que ce soit ? Franchement vous me prenez pour un amateur. Mais bon pour vous prouver ma bonne fois, je vais commencer par vous donner mon analyse de vous-même. Tout d’abord vous vous cachez derrière un visage inexpressif pour être protégé par je ne sais quoi, vous avez remis ce masque après ma remarque, de plus vous courrez après quelque chose qui vous tient très à cœur, cela pourrait être vitale même. Enfin bref, je suis moi-même après un trafic un peu particulier, un trafic d’esclave pour être précis aussi vous comprendrez pourquoi est-ce que j’ai besoin de beaucoup d’information. Alors vous avez vu mes notes, avant de vous donner mon analyse de ces notes donner moi votre propre but après nous pourrons discuter. Nous ne marchandons pas puisque visiblement votre implication n’est pas la bonne aussi, oublions tout ce que nous sommes, nous sommes des hommes qui cherchent des informations très importantes dans le but de leur vie d’accord ? »

Finalement, mon envie avait remporté sur la raison, je lui lançai alors un regard franc, cela faisait longtemps que je n’en avais pas donné. Cet homme je ne savais pas pourquoi mais je sentais que d’une manière ou d’une autre cet homme serait important dans ma vie. On parle de destinée, personnellement je n’y crois pas sauf dans un cas, je suis persuadé que les gens sont obligés de se rencontrer mais ce sont eux qui définissent leur relation. Et je sentais que quelques choses aller se passer entre nous…
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MessageSujet: Re: Quand les ténèbres rejoignent la lumière   Lun 12 Mar - 21:53

« Waffle Sayaky, je suis comme vous le savez déjà un marchand mais les arts magiques ne me sont pas totalement étranger. Dois-je également comprendre que vous n’êtes pas mage ? Bien sûr vous n’êtes pas du tout obligé de répondre à cette question, c’est vraiment très indiscret de ma part veuillez m’excuser… »

Waffle Sayaky... Bien que ce nom ne me dit absolument rien, je le rangeais précieusement de côté. Peut-être prendrait-il de l'importance dans un avenir plus ou moins lointain. Surtout s'il était un mage... je me demandais quel type de magie était la sienne, mais jugeai préférable de ne rien demander. Il s'en ouvrirait s'il le souhaitait, et moins il poserait de question sur ma magie, mieux ce serait. Après tout... n'étais-je pas un nécromant ? Un manipulateur de la magie du sang, capacité noire s'il en est ? Qui oserait frayer avec un tel mage, quelles qu’en fussent les techniques qu'il en tirerait ? Si j'étais fier de ce que ma magie me permettais d'accomplir, je savais quelle image les gens en auraient s'il en connaissait les principes.
C'est d'ailleurs pour cela que, même dans ma guilde, personne ne connait ma magie. S'il leur semble parfois étrange qu'un homme aussi jeune que moi ait été accepté sans pouvoir magique au sein de ce groupe, aucun d'entre eux ne m'a jamais traité avec dédain. Bien au contraire, il leur arrivait parfois de se montrer curieux sur la façon que j'avais de gérer cela, ou venait simplement me questionner ou me proposer un entraînement sur le maniement des armes. Les quelques personnes avec qui j'avais effectué quelques missions n'avait jamais rapporter la moindre lacune due à cette absence de pouvoir. Aussi, la situation allait à tout le monde.

J'allais répondre lorsque le jeune homme me serra la main. Sa manche s'étira, révélant le bas d'une marque verte aisément reconnaissable. Le tatouage des Bone Collector. Je levais soudainement les yeux, les vrillant aux siens, et entrouvrais la bouche pour commencer à parler. Mais avant que j'eus pu m'exécuter, la lueur d'hésitation dans ses yeux se mua en un éclat de détérmination, et sa voix s'éleva :

« Ecoutez, vous voulez des informations, moi aussi. Vous voulez savoir ce que je recherche ? Au vue de ce que vous m’avez dit, c'est-à-dire pas grand-chose, vous ne m’avez rien dit en effet. Et je devrais vous dire quoi que ce soit ? Franchement vous me prenez pour un amateur. Mais bon pour vous prouver ma bonne fois, je vais commencer par vous donner mon analyse de vous-même. Tout d’abord vous vous cachez derrière un visage inexpressif pour être protégé par je ne sais quoi, vous avez remis ce masque après ma remarque, de plus vous courrez après quelque chose qui vous tient très à cœur, cela pourrait être vitale même. Enfin bref, je suis moi-même après un trafic un peu particulier, un trafic d’esclave pour être précis aussi vous comprendrez pourquoi est-ce que j’ai besoin de beaucoup d’information. Alors vous avez vu mes notes, avant de vous donner mon analyse de ces notes donner moi votre propre but après nous pourrons discuter. Nous ne marchandons pas puisque visiblement votre implication n’est pas la bonne aussi, oublions tout ce que nous sommes, nous sommes des hommes qui cherchent des informations très importantes dans le but de leur vie d’accord ? »

Je fus tenté de l'interrompre rapidement, puis me ravisait, décidant de lui laisser une chance de s'expliquer. Après tout, le même problème n'était-il pas le même avec ma magie ? Je ferais donc preuve d'indulgence. De plus, ses yeux irradiaient de sincérité, et je ne pouvais croire qu'il fut véritablement une de ces sombres engeances de BC. Au vu de ses paroles, il semblait plausible qu'il les ai intégrés à la recherche d'information, mais je préférais le laisser s'expliquer à ce sujet, la spontanéité étant toujours préférable à mes yeux qu'une simple confirmation. La recherche d'un trafic d'esclave... Cela nécessitait forcément des esclaves, et donc une source d'approvisionnement. Et l'enlèvement n'était pas une piste à exclure pour ce genre d'affaire. Peut-être ses informations pourrait-elles me mener à Azulia.
Il me fallait toutefois noter que mon interlocuteur avait élevé sur moi une théorie à partir de quelques informations. Le plus étonnant était toutefois qu'elle semblait proche de la réalité, du moins pour les traits évoqués. Je restais silencieux quelques instants, dévisageant cet homme doué d'une grande capacité d'analyse, puis me penchais sur la table, imitant sa posture initiale. J'inspirais profondément, puis parlait. D'une vois basse et douce, neutre, sans agressivité ni plainte, peut-être juste un brin de nostalgie :

"Il semblerait que vous aimiez les mots, aussi vais-je vous faire le plaisir de recourir à quelques uns de ces derniers. Sachez toutefois que cela n'est pas pour moi une habitude, surtout quand il s'agit de parler de moi, et je doute que cela se reproduise souvent, alors profitez-en tant que ça dure. Bien, ceci dit, nous pouvons commencer.
Tout d'abord, ma magie n'est pas une question centrale dans l'affaire qui nous concerne. De plus, elle n'est pas très développée, et pourtant complexe, aussi aimerais-je passer sur cette question. Ensuite, vous prétendez ne pas être un amateur en matière de négoce, ce que je crois fort volontiers. Toutefois, vous ne reconnaissez pas la valeur de ce que je vous ai offert. Je ne vous ai certes pas offert d'informations sur mon but ou mes recherches... Mais je vous ai offert mon identité. Et cela me semble une mise initiale plus qu'acceptable dans cet échange qui sera, j'en suis sûr, de bon procédé.
Quand à ce masque qui vous semble si intéressant. Sachez qu'il a paré mon visage de son propre chef, et à y réfléchir après coup, il me semble qu'il s'agit d'une chose normale au vu de ce qu'il s'est passé, évènement qui a également donné naissance à ma quête. Il me permet de ne pas perpétuellement renvoyer une image repoussante et terrifiante de moi. Et puis, je dois collecter des informations. Comment pourrais-je y parvenir si je me laissais submerger par mes sentiments, que ce passerait-il si durant l'un de ces moments d'égarement je ratais une piste, un indice ? Je ne peux me le permettre, aussi je n'ôte que rarement cette façade.
Et enfin, ce que je recherche : Ma soeur. Azulia Oyara. Elle fut enlevé à l'âge de 5 ans, et jamais je ne l'ai retrouvé, et ce n'est pourtant pas faute d'avoir suivi plusieurs pistes.
Voilà, vous en savez désormais bien plus sur moi qu'à peu près tout le monde en ce monde, si l'on excepte ma famille. Si cela ne vous suffit pas, je crains que notre collaboration amicale ne s'arrête ici..."


Je me tus. J'avais aligné beaucoup plus de mots en cinq minutes que durant la dernières semaines passée à la guilde. Reprenant ma respiration, je détachais mes yeux de mon vis-à-vis, et les laissais vagabonder un instant sur la scène qu'offrait la rue, avant de les fixer de nouveau sur mon interlocuteur. J'attendais une réaction quelconque de sa part, sans toutefois être aussi mou qu'une poupée de chiffon. Sous mon apparente neutralité, tous les muscles composant mes jambes et mes bras étaient tendus, prêts à bondir sur l'homme si ce dernier faisant mine de ne pas répondre. La collaboration amicale serait achevée, mais la collaboration forcée ne ferait que commencer...
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Quand les ténèbres rejoignent la lumière

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